Monographie de Saint-Maximin. Essai d’explication de la vie collective : terres, bêtes et gens, monuments, travaux, psychologie

C’est par un heureux hasard que l’unique tapuscrit connu de cette monographie sur Saint- Maximin-la-Sainte-Baume a été découvert et préservé. À la lecture du texte, sa rédaction semblait avoir été achevée en 1952. Or à la même date, Renée Prave soutenait à Aix-en-Provence un mémoire de géographie, pour le diplôme d’études supérieures, intitulé « Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var), évolution d’une bourgade rurale », vraisemblablement sous la direction du professeur Roger Livet. L’original n’est plus conservé à la bibliothèque universitaire d’Aix-en-Provence.

Cette monographie donne un état des lieux des connaissances historiques concernant la ville de Saint-Maximin en 1952, avec quelques mentions de découvertes archéologiques du moment, et dresse un portrait physique et économique du terroir, notamment à travers le prisme de l’agriculture.

Bien que les connaissances aient largement évolué depuis, ce travail constitue un jalon pour la compréhension d’une ville dont le développement et l’’étalement urbain se sont rapidement accélérés ces dernières décennies. Renée Prave, dès son époque, a d’ailleurs conscience d’un basculement entre le monde agricole traditionnel et un nouvel équilibre à trouver, provoqué par l’introduction de la mécanisation et de pratiques novatrices. La ville d’aujourd’hui n’étant plus celle d’hier, ce regard n’en est que plus précieux.

Télécharger la préface complète de cet ouvrage.

Il peut être commandé à la SERHVA via ce bon de commande

La Haute Vallée de l’Arc, revue de la SERHVA, change de formule

Dès sa création en 1971, la Société d’Études et de Recherches de la Haute Vallée de l’Arc s’est dotée d’une revue constituant un lien fort avec ses adhérents, ses partenaires et le public. Une première série de La Haute Vallée de l’Arc est parue entre 1971 et 1976 sous l’égide d’Antoine Richard, président fondateur de l’association. Dans la préface du recueil rééditant l’ensemble des dix-neuf premiers numéros en 2001, Marcel Giraud décrit ces « années de mise en place, années d’organisation et des premiers travaux d’inventaire du patrimoine archéologique où de nombreux jeunes participent activement sur le terrain. Les moins jeunes, minoritaires, meublent les pages de la revue en écrivant des études historiques ; ce sont les années des premières expositions. Des sections d’activités se créent dans nos villages ».

En 1977, la volonté d’officialiser l’existence de la revue conduit à demander un numéro ISSN à la Bibliothèque Nationale de France, avec la création de la nouvelle série de la revue. Dès lors, 149 numéros se succèdent trimestriellement, complétés par deux numéros hors-série, jusqu’en 2020. Pendant 43 ans, sous l’égide du président Marcel Giraud, La Haute Vallée de l’Arc assure le lien entre l’association et ses membres, rend compte des nombreuses activités, sorties, expositions et visites, et diffuse le fruit de ses recherches dans toutes les communes de la vallée et bien au-delà.

En 2020, la pandémie de Covid-19 impose un coup d’arrêt aux activités de la société. Afin d’assurer sa continuité, ses statuts sont réformés, laissant la place à une gestion collégiale de la SERHVA. Après un demi-siècle d’existence, l’association avait besoin d’une nouvelle structure, d’un nouvel élan et de nouveaux projets. Pour ce faire, les collections ont dû être reconditionnées et reclassées. Grâce à la mairie de Trets, un nouveau local a pu être investi et utilisé comme dépôt en 2025. Les collections archéologiques y sont conservées dans de bien meilleures conditions, ce qui constitue un préalable indispensable à leur valorisation auprès du public. Le siège a été entièrement rénové. Des expositions ont été réalisées, telle « On tourne ! Potiers du Val de Trets » au château des remparts de Trets, qui a donné l’occasion aux Tretsois de découvrir l’histoire potière de leur ville. D’autres actions témoignent d’un renouveau, comme la création d’un panneau retraçant l’histoire de la villa gallo-romaine des Eissarrettes, lieu de découverte de la fameuse Vénus de Pourrières, et le retour de visites guidées lors des Journées européennes du Patrimoine. Des groupes de travail se sont constitués, et des projets d’exposition et d’éditions d’ouvrages sont en cours.

À ce dynamisme revenu de la SERHVA, il ne manquait plus que la revue. Le conseil d’administration a opté pour une nouvelle approche de la diffusion des activités et des connaissances sur le patrimoine local, en créant deux supports. L’Infolettre de la SERHVA, dont le premier numéro a été diffusé par internet en janvier 2023, est désormais le support des annonces des activités et de l’actualité historique, patrimoniale et culturelle dans la vallée. Quant à la revue La Haute Vallée de l’Arc, une nouvelle série est créée, la troisième, dans un nouveau format. À la parution trimestrielle succède une édition annuelle de volumes thématiques mettant en valeur l’histoire de notre vallée et de ses alentours.

Le premier volume est consacré à une monographie oubliée sur la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. D’autres sont en cours de finalisation ou de rédaction, assurant la pérennité de cette nouvelle série.