La Haute Vallée de l’Arc, revue de la SERHVA, change de formule

Dès sa création en 1971, la Société d’Études et de Recherches de la Haute Vallée de l’Arc s’est dotée d’une revue constituant un lien fort avec ses adhérents, ses partenaires et le public. Une première série de La Haute Vallée de l’Arc est parue entre 1971 et 1976 sous l’égide d’Antoine Richard, président fondateur de l’association. Dans la préface du recueil rééditant l’ensemble des dix-neuf premiers numéros en 2001, Marcel Giraud décrit ces « années de mise en place, années d’organisation et des premiers travaux d’inventaire du patrimoine archéologique où de nombreux jeunes participent activement sur le terrain. Les moins jeunes, minoritaires, meublent les pages de la revue en écrivant des études historiques ; ce sont les années des premières expositions. Des sections d’activités se créent dans nos villages ».

En 1977, la volonté d’officialiser l’existence de la revue conduit à demander un numéro ISSN à la Bibliothèque Nationale de France, avec la création de la nouvelle série de la revue. Dès lors, 149 numéros se succèdent trimestriellement, complétés par deux numéros hors-série, jusqu’en 2020. Pendant 43 ans, sous l’égide du président Marcel Giraud, La Haute Vallée de l’Arc assure le lien entre l’association et ses membres, rend compte des nombreuses activités, sorties, expositions et visites, et diffuse le fruit de ses recherches dans toutes les communes de la vallée et bien au-delà.

En 2020, la pandémie de Covid-19 impose un coup d’arrêt aux activités de la société. Afin d’assurer sa continuité, ses statuts sont réformés, laissant la place à une gestion collégiale de la SERHVA. Après un demi-siècle d’existence, l’association avait besoin d’une nouvelle structure, d’un nouvel élan et de nouveaux projets. Pour ce faire, les collections ont dû être reconditionnées et reclassées. Grâce à la mairie de Trets, un nouveau local a pu être investi et utilisé comme dépôt en 2025. Les collections archéologiques y sont conservées dans de bien meilleures conditions, ce qui constitue un préalable indispensable à leur valorisation auprès du public. Le siège a été entièrement rénové. Des expositions ont été réalisées, telle « On tourne ! Potiers du Val de Trets » au château des remparts de Trets, qui a donné l’occasion aux Tretsois de découvrir l’histoire potière de leur ville. D’autres actions témoignent d’un renouveau, comme la création d’un panneau retraçant l’histoire de la villa gallo-romaine des Eissarrettes, lieu de découverte de la fameuse Vénus de Pourrières, et le retour de visites guidées lors des Journées européennes du Patrimoine. Des groupes de travail se sont constitués, et des projets d’exposition et d’éditions d’ouvrages sont en cours.

À ce dynamisme revenu de la SERHVA, il ne manquait plus que la revue. Le conseil d’administration a opté pour une nouvelle approche de la diffusion des activités et des connaissances sur le patrimoine local, en créant deux supports. L’Infolettre de la SERHVA, dont le premier numéro a été diffusé par internet en janvier 2023, est désormais le support des annonces des activités et de l’actualité historique, patrimoniale et culturelle dans la vallée. Quant à la revue La Haute Vallée de l’Arc, une nouvelle série est créée, la troisième, dans un nouveau format. À la parution trimestrielle succède une édition annuelle de volumes thématiques mettant en valeur l’histoire de notre vallée et de ses alentours.

Le premier volume est consacré à une monographie oubliée sur la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. D’autres sont en cours de finalisation ou de rédaction, assurant la pérennité de cette nouvelle série.

Dans les pas de l’océanographe Patrick Arnaud

Couverture

Terres Australes et Antarctiques Françaises, patrimoine de l’humanité :
dans les pas de l’océanographe Patrick Arnaud
par Françoise Arnaud, France et Gérard Onoratini
ISBN 978-2-915097-37-5
30,00 €
Actilia Multimedia 2020

Malgré les louables efforts malheureusement trop sporadiques de la presse écrite et de la télévision, les noms des îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam ou celui de Terre-Adélie, n’évoquent le plus souvent aucune localisation géographique précise. Les manchots (quand ce ne sont pas, par erreur, les pingouins), le froid et l’aventure seraient sans aucun doute les caractéristiques les plus citées : c’est mieux qu’une ignorance totale, mais c’est en partie inexact et de toute façon bien insuffisant pour s’en faire une idée claire. Il est vrai que le caractère généralement ponctuel des informations données par les médias et l’extrême dispersion de la littérature (scientifique) sur le sujet, ne facilitent pas les choses.
Ainsi s’exprimait Patrick Arnaud en préface de l’extraordinaire Exposition réalisée en 1984 au Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille par Jean Beurois. Qu’en est-il aujourd’hui ? Pour découvrir ces Terres Australes et Antarctiques Françaises, territoires d’Outre-mer si lointains et inhabités, suivons pas à pas ce grand océanographe, et naturaliste passionné, que fut Patrick Arnaud. Il nous permet de découvrir un monde merveilleux, un véritable foisonnement d’êtres vivants, parfois totalement inconnus, des plus simples organismes élémentaires invertébrés jusqu’aux êtres les plus évolués vertébrés, qui tous présentent des caractères anatomiques et adaptatifs inattendus, Véritable conservatoire et champ d’études inespéré, ces terres constituent le dernier territoire à notre disposition permettant de mieux comprendre et préserver notre planète devenue si fragile et si vulnérable aujourd’hui.
Suivre Patrick Arnaud, c’est acquérir les bases indispensables dans la connaissance du monde fantastique de l’hémisphère austral que tant d’explorateurs et de scientifiques ont tenté d’approcher par le passé. Quant au présent, la recherche internationale reste ouverte et porteuse de nombreux espoirs pour le monde de demain.

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Journées du Patrimoine 2016 par la SERHVA

à FUVEAU

Exposition « Le Patrimoine sacré de la haute vallée de l’Arc »

samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016
de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures
Maison pour tous – rue du Chanoine Moisan

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Cette exposition a été réalisée par la Société d’études et de recherches de la haute vallée de l’Arc.

à TRETS

samedi 17 septembre 2016
à 10 heures : rendez-vous devant le château
Visite du château des remparts : on vous expliquera son histoire et son évolution architecturale, intérieur et extérieur.
Guide : Marcel Giraud

à 15 heures : rendez-vous à l’entrée de l’église
Visite du quartier et de l’église ND de Nazareth : on vous expliquera son histoire et ses agrandissements.
Guides : Marcel Giraud et les Amis de l’église.

Contact
marcel.giraud.sehrva@orange.fr